RUBRIQUE : Société
Bienvenue à la préfecture de Bobigny
A l’école des «employés de maison» des quartiers chics
Roms : « ce sont des gens qui se sont toujours débrouillés sans l’école »
Mots-clés : Roms
Quand elle a mis les pieds pour la première fois dans l’un des camps qui font face à l’usine d’incinération de Saint-Ouen, il y a maintenant un an et demi, le moins que l’on puisse dire c’est que Céline Tran a été surprise. « J’en avais entendu parler sans vraiment savoir dans quelles conditions vivaient ces gens-là ». A l’époque, peu de familles Roms occupaient l’immeuble EDF désaffecté, aujourd’hui entouré de dizaines de barakas faites de tôles et de matériaux en tout genre. « Aucun des enfants n’allait à l’école. Je croyais que le plus gros obstacle à leur scolarisation serait les parents. Je m’étais trompée. » Et pour cause, le plus difficile a été de les inscrire auprès de la municipalité de Saint-Ouen. Ça a été la croix et la bannière. Un vrai parcours du combattant.
« Même quand on est en règle, il y a toujours une suspicion »
Gare de Lyon il y a quelques semaines. Emeline et Bob s'apprêtent à embarquer à bord du train. Destination: la Haute-Savoie. Soudain, des policiers les interpellent. C'est un contrôle d'identité. « Toute la gare avait les yeux braqués sur nous », raconte Emeline. La jeune femme ne s'étonne même plus du zèle des hommes en uniforme. Elle prévient Bob: « c'est pour nous, sors tes papiers ». Les policiers les encerclent. Ils sont cinq. S'en suit un dialogue saisissant. « Vos papiers s'il vous plaît? » demande l'un des hommes. Bob présente sa carte de séjour valide. Emeline n'obtempère pas tout de suite. Une attitude qui agace très vite. « Contrôle d'identité pour tout le monde! », vocifère le policier. Fouille du sac d'Emeline. L'agent de police n'a pas l'air d'apprécier le livre qui se trouve à l'intérieur. Le titre: Insoumise d' Ayaan Hirsi Ali.
La diversité : nouvelle conquête des entreprises françaises ?
Ils s’appellent Saïd Hammouche ou Claude Bébéar. Ils sont chefs d’entreprise ou membres d’associations. Leur point commun : œuvrer pour le développement de la diversité dans le tissu économique. Ils n’ont pas attendu la crise des banlieues pour agir et sont souvent partis d’un constat simple. « La diversité est une chance mais aussi une obligation pour les entreprises françaises qui ont du mal à recruter. Près de 500 000 postes sont à pourvoir dans certains secteurs d’activité», constate Patricia Charrier, la responsable du pôle « entreprises et quartiers » à l’IMS- Entreprendre pour la cité. Cette association, créée en 1986 par Claude Bébéar, fédère plus de 130 entreprises. Elle s’emploie à soutenir la création de projets dans les zones urbaines sensibles (ZUS). « Nous créons des partenariats avec les missions locales et tous les acteurs de terrain pour briser le plafond de verre qui freine le recrutement de jeunes, diplômés ou non. Nous ne tenons pas un discours misérabiliste mais cherchons une réelle adéquation entre les projets et les talents des cités », précise-t-elle.

Samedi 05/04/2008
Mardi 25/12/2007




Alexandra 
Par steve